Portugal
Mise à jour : avril 2012
Événements
- 2011 : en mars, chute du gouvernement de centre-droit. José Socrates (PSP), premier ministre. En avril, le gouvernement obtient 78 milliards de prêt de l'UE et du FMI. En juin, gouvernement de droite (PSD-CDS) avec comme premier ministre Pedro Passos Coelho annonce les premières mesures d'austérité.
- Septembre 2012 : Le 7 septembre, le premier ministre annonce de nouvelles mesures d'austérité dont la réduction générale d'une partie du salaire pour tous les Portugais à travers une hausse des cotisations de la Sécurité sociale.
Le 15 septembre, manifestations contre ces mesures imposées par la troïka et le gouvernement. Réunissant un million de personnes (dont 500.000 à Lisbonne), c'est la plus grande mobilisation populaire depuis le 1er mai 1974 après la chute de Salazar. Le gouvernement retire les mesures prévues mis les remplacent par une augmentation des impôts .
- Octobre 2012 : nouvelles mesures fiscales pour 2013. Le taux d’imposition des revenus les plus bas passera notamment de 11,5 à 14 %.
- Mars 2013 : Samedi 2 mars, 800.000 manifestants à Lisbonne et autant dans le reste du pays contre les mesures d'austérité, le gouvernement et la Troïka.
- Révolution des œillets 1974-1975

© Inprecor/JR
Point actualisé sur l'économie
Population. 10,7 millions d'habitants.
PIB et croissance. Les plans d'austérité ont plongé le pays dans la récession.
2007 : +1,9%. 2010: -2%. 2011: -2,8%. 2012: -0,1%.
Inflation. 2007 : +2,4%. 2012 : +3,2%.
Chômage : 2007 : 8%. 2011 : 12,5%, 27,6 % chez les jeunes de 15-24 ans. 2012 : 15,2%.
Déficit public : 2007 : -3,1%. 2008 : 3,6 %, 2009 : 10,1 %, 2010 : 9,2 %. 2011 : -8,3%. 2012 : -4,2%. (en % du PIB).
Le gouvernement s'est engagé auprès du FMI et de l'UE à le réduire à 3% en 2013, ce qui va aggraver la récession.
Dette publique : 2007 : 69 %, 2008 : 71 %, 2009 : 81 %. 2011 : 99 %. 2012 : 108%. (en % du PIB).
La dette extérieure totale dépasse les 400 milliards d'euros. La plus grande partie de cette dette est privée. Les taux usuraires assurent des revenus sans risques au capital financier. La banque portugaise, qui détient un tiers de la dette récente, en est une des principales bénéficiaires.
Il existe une autre dette tout aussi abusive : les partenariats public-privé (PPP), qui garantissent des contrats de 50 milliards sur des décennies. Ces PPP résultent de la corruption légale de l'État, qui assure des concessions dont le taux aboutit au doublement de la dette publique.
La dette renforce un mécanisme fondamental d'accumulation du capital : le peuple paie des impôts qui servent à payer des banques (allemandes, françaises, espagnoles et portugaises) qui détiennent des crédits de dette souveraine d'un montant égal au PIB national.
Temps de travail. Rajout d'une demi-heure de travail hebdomadaire pour les salariés du privé (octobre 2011). Création de "banques d'heures" qui permettent d'allonger le temps de travail sans coût supplémentaire pour l'entreprise. Suppression de 3 jours de congés payés et de 2 ou 4 jours fériés. (avril 2012).
Contrats de travail. 23% des salariés en contrats précaires, 54% chez les moins de 24 ans (2012).
Salaires. Salaire minimum : 485 euros (le plus bas d'Europe). Suppression des 13e et 14e mois mois pour les fonctionnaires et retraités de l'administration gagnant plus de 1000 euros par mois (octobre 2011).
Les jeunes qui ont fait des études supérieures ne gagnent souvent en entreprise que 450 euros par mois du fait de la réduction de leur salaires quand les objectifs ne sont pas atteints (août 2011).
Fiscalité : hausse de la TVA à 23 % (octobre 2011).
Forces et partis politiques
La loi électorale portugaise permet d'avoir des élus dès la barre de 3 % franchie.
- Présidence. Anibal Cavaco Silva, élu en janvier 2006. Son rôle est essentiellement cérémoniel.
- Gouvernement. Gouvernement de coalition de la droite (PSD-CDS) en place depuis juin 2011. Premier ministre : Pedro Passos Coelho.
- Parti social-démocrate (PSD). Parti de droite. Parti du premier ministre Pedro Passos Coelho. Avec l'appui d'une petite formation de droite (le PP), il dispose d'une écrasante majorité à la Chambre des députés.
Élections du 5 juin 2011 : 39 % des voix et 105 sièges.
- Parti de Centre démocratique et social - parti populaire (CDS-PP). Droite dure et nationaliste alliée au gouvernement avec le PSD. Paulo Portas.
Élections du 5 juin 2011 : 10,43 % des voix 21 députés.
- Parti socialiste portugais (PSP). José Sócrates a démissionné de son poste de secrétariat général. Le maire de Lisbonne, Antonio Costa, est PSP.
Élections du 5 juin 2011 : 28 %.
- CDU. Coalition communistes-verts. Élections du 5 juin 2011 : 7,9 % des suffrages (16 sièges).
- Bloco des Esquerda (BE). Bloc de la gauche. Fondé en 1999 par regroupement de l'UDP (d'origine maoïste), du PSR (section portugaise de la IVe internationale) et du PXXI (Politica XXI, organisation issue d'une rupture dans les rangs du PCP). 10.000 adhérents (mai 2010). Le Bloc dispose d'un réseau d'élus nationaux, locaux et européens.
Élections : 1999 législatives : 2,44% et 2 députés. 2002 : 2,74 % et 3 députés. 2005 : 3,61 % et 8 députés. 2009 : près de 10 % et 16 députés. 5 juin 2011 : revers électoral avec 5,19 % (550.000 suffrages) et 8 députés. Catarina Martins, João Semedo, Francisco Louça.
- Agrupación Popular Socialista Revolucionaria (APSR)
Syndicats et associations
- CGTP-In. Première confédération syndicale. Secrétaire général : Manuel Carvalho da Silva.
- UGT
- Que se lixe a Troika ! Queremos as nossas vidas !. Colectif Que la troïka s’en aille ! Nous voulons nos vies !
- Comité pour l’annulation de la dette publique portugaise (CADPP). Site Web.
- Precarios inflexiveis, "précaires inflexibles". L'une des quatre organisations de jeunesse les plus actives.
Sites recommandés sur le Portugal
Bloco de Esquerda (Bloc de gauche)
(portugais)
ESQUERDA.NET
Site du groupe parlemantaire Bloco de Esquerda
(portugais)