Italie
Mis à jour : mai 2012
Événements politiques
- Chronologie : Conseils ouvriers de 1920 et montée du fascisme en Italie
- 1991 : disparition du PCI.
- 1996 : premier mandat de Romano Prodi.
- 2006 : second mandat de Romano Prodi.
- Juillet 2011 : Rachat des obligations d'Etat par la BCE. plan d'austérité de 48 milliards d'euros. Nouvelles privatisations, gel des salaires et des embauches de fonctionnaires, réduction des dotations des collectivités.
- Août 2011 : sous la dictée de la Commission européenne, plan d'austérité de 65 milliards d'euros.
- Novembre 2011 : Le 8, Berlusconi est contraint de quitter le pouvoir sous la pression conjointe des marchés et de ses affaires politico-sexuelles. Il est remplacé par Mario Monti. Nouveau gouvernement d'unité nationale s'appuyant sur toutes les forces parlementaires à l'exception de la Ligue du Nord. Plan d'austérité du gouvernement de Mario Monti de 24 milliards comportant une restriction du droit à le retraite.
- 21 mai 2012 : élections municipales partielles.
- Octobre 2012 : à l'usine Fiat de Naples, la justice impose au patron Sergio Marchionne de réintégrer les ouvriers syndicalistes de la Fiom licenciés.
- Décembre 2012 : démission de Monti.
- Février 2013 : élections législatives et régionales.
- Mars 2013 : des dizaines de milliers de personnes manifestent contre le projet de TGV Lyon-Turin dans le val de Suze.
Point actualisé sur l'économie
Population : 60 millions d'habitants.
PIB et croissance : Huitième puissance économique mondiale, troisième puissance économique de la zone euro. (décembre 2011). La croissance est aux alentours de 1 % depuis 1999. 2007 : +1,6%. 2011 : +0,7 %. en 2011. 2012: -2,4%. Prévision de croissance de seulement 1,4 % pour les prochaines années.
Inflation. 2007 : +2%. 2012 : +3,3%.
Dette publique (en % du PIB) : 2007 : 95 %, 2008 : 98 %, 2009 : 107 %. 2011 : 120 %, 1.900 milliards d'euros. Dette cinq fois plus forte que celle de la Grèce. Troisième dette publique du monde après celles des Etats-Unis et du Japon. Le gouvernement italien dépense 16 % (90 milliards d'euros par an) de son budget à son remboursement. La majeure partie de la dette est détenue par des Italiens.
Déficit public (en % du PIB) : 2008 : 2,7 %, 2009 : 5,3 %, 2010 : 4,5 %, 2011 : 4,6 % ; 2012 : 1,6%
Chômage : 2007 : 6,1%. 2011 : 8,0 %. 2012 : 10,3%. 2013 : 11,2%.
Droit du travail. L'article 18 du code prévoit la réintégration des travailleurs en cas de licenciement individuel "sans juste cause" dans les entreprises de plus de 15 salariés, sur décision du conseil des prud'hommes. L'Europe fait pression pour que cet article soit remis en cause par le gouvernement, ce qui n'a pas encore été fait (octobre 2012).
l'Italie compte 3,75 millions de travailleurs précaires pour lesquels le code du travail ne s'applique pas (2012).
Retraite. Le gouvernement Monti a repoussé l'âge de la retraite à 66 ans, à moins de disposer de 41 années de cotisations auquel cas avoir 62 ans suffit.
Entreprises. 95% des entreprises emploient moins de dix salariés (2012).
Nucléaire. En juin 2011, les Italiens se sont prononcés par référendum contre le nucléaire.
Forces et Partis politiques
Les partis politiques et les institutions sont très déconsidérés en Italie, hormis la présidence de la République (Giorgo Napolitano). Importance de la démocratie directe permanente (réseaux sociaux informatiques).
- Présidence de la République : Giorgo Napolitano, issu du PCI.
- Gouvernement : Berlusconi a été remplacé par un "gouvernement technique" dirigé par Mario Monti, président du conseil. Celui-ci est un éminent technocrate, ancien commissaire de l'UE, ancien conseiller technique de Goldman Sachs. Trois de ministres du nouveau gouvernement sont des anciens banquiers.
- Église catholique : Elle a une influence politique importante dans le pays et s'est prononcée en faveur de Berlusconi à chaque élection en critiquant moralement la gauche.
- Peuple de la Liberté (PDL). Droite. Parti fondé par le milliardaire Silvio Berlusconi (17 ans de pouvoir) au service de ses intérêts financiers et judiciaires. Incapable de produire une élite politique d'où pourrait émerger un successeur à Berlusconi. Il est dirigé par Denis Verdini.
- Futur et Liberté. Nouveau parti de droite créé par Gianfranco Fini, président de l'Assemblée nationale, ancien allié de Berlusconi et ancien fasciste. Il a rompu avec Berlusconi en décembre 2010.
- Lega Nord per l’indipendenza della Padania. La ligue du Nord. Formation autonomiste et anti-immigrés. A été l'alliée de Berlusconi. Prône le fédéralisme comme une étape vers la sécession. Anti-européen. Ce parti, créé par Umberto Bossi, est xénophobe à l’égard des étrangers et des Italiens du Sud. Ne présente aux élections que dans le nord du pays (Lombardie, Vénétie, Piémont, Ligurie et Émilie-Romagne) qu’il appelle « la Padanie ». Ses dirigeants se distinguent régulièrement par des propos violents, racistes ou homophobes.
Umberto Bossi et ses deux fils sont mis en examen pour détournement de fonds publics pour enrichissement personnel en mai 2012.
Umberto Bossi est remplacé par Roberto Maroni (Bobo).
Élections : Législatives, février 2013 : 18 sièges à la Chambre de députés et autant au Sénat.
- Alliance nationale. Ancien parti fasciste allié au PDL.
- Parti démocrate (PD). Parti de centre gauche créé en 2007. Héritier de la majorité du Parti communiste italien (PCI). Dirigé par Pierluigi Bersani, ancien ministre et notable du PCI.
Élections : Avril 2008 : 33,2 %. Législatives, février 2013 : 30%.
- Sinistra Ecologia Liberta (SEL). Gauche, écologie, liberté. Nichi Vendola. Allié au PD.
Élections : Législatives, février 2013 : 37 députés à la Chambre, 7 sénateurs.
- « Révolution Civile ». Dirigée par Antonio Ingroia (magistrat anti-mafia à Palerme). Regroupement des restes du PRC, le Pdci, les Verts et aussi le populisme de gauche de l’ex-magistrat Di Pietro. Élections : Législatives, février 2013 : à peine 2,2 %.
- Italie des valeurs. Parti populiste. Antonio di Pietro.
- Parti de la refondation communiste (PRC). Fondé en 1991. Fait partie de la coalition du centre-gauche italien, dénommée L'Union. Fausto Bertinotti, principal dirigeant.
- Sinistra critica (Gauche critique). Organisation anticapitaliste, fondée à l'initiative des militants exclus ou ayant quitté le PRC lorsque ce dernier s'est aligné sur le gouvernement de Prodi et en particulier sur sa politique guerrière en Afghanistan. Défend un point de vue de classe, anticapitaliste, écologiste et féministe. En relation de « solidarité politique » avec la IVe Internationale, y apportant sa contribution et son expérience historique propre. Porte-parole : Piero Maestri, Salvatore Canavo.
Élections avril 2008 : 0,5 %.
- Movimento 5 Stelle (M5S). Génération 5 étoiles. Mouvement fondé en 2009 par l'humoriste et blogueur Beppe Grillo. Antisystème, "ni de droite, ni de gauche". Associe la petite bourgeoisie, des jeunes en état de précarité et des secteurs de l’intelligentsia (Dario Fo).
Programme: exalte les valeurs d'honnêteté, d'écologie, de transparence et participation citoyenne par Internet. Prône la sortie de l'euro par référendum et condamne le programme d'austérité du gouvernement. Pour une revenu minimal de 1.000 euros et la réduction de la semaine de travail à 20 heures. Propose d’abolir la dette et les taxes foncières mais aussi soutient la petite et moyenne entreprise. Grillo n'est pas clair sur l'immigration, et il va jusqu'à remettre en cause le droit du sol, sans être pour autant suivi par les membres de son parti, les "grillini".
Élections : Un élu (le maire de Parme) qui a battu le candidat sortant de gauche (mai 2012). Législatives, février 2013 : premier parti à la Chambre des députés avec 8,5 millions de voix (25,6 %). 109 députés, 54 sénateurs.
- Parti communiste des travailleurs. Dirigé par Marco Ferrando. Élections avril 2008 : 0,6%.
Organisations syndicales et associations
11 millions de syndiqués en Italie.
- CGIL. Principale organisation syndicale italienne. Membre de la CES. Secrétaire générale : Susanna Camusso.
- FIOM. Fédération italienne des ouvriers de la métallurgie. Principal syndicat dans les usines Fiat en Italie. Giorgio Cremaschi.
- UIL. Membre de la CES.
- CISL. Membre de la CES.
- Union des syndicats de base (USB). Créée en 2010. Fusion de SDL (SULC, SINCOBAS, SALC), RDB. revendique 250.000 adhérents. Fait partie de la FSM. Les « syndicats de base » recouvrent un nombre assez important d’organisations, de forces très différentes.
- Confédération COBAS
- UNICOBAS
- USI. Syndicat anarcho-syndicaliste.
- CUB
- « No Tav » (Non au train à grande vitesse). Dans le Val de Suse contre la construction de la ligne de TGV Lyon-Turin.