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Informations et analyses publiées sous la responsabilité du Bureau exécutif de la IVe Internationale.

Irlande - Éire

Mise à jour : Mai 2012

Evènements politiques récents

  • 2008. Effondrement de la bulle immobilière. Récession. En septembre, le gouvernement dégage 5 milliards d'euros pour sauver les banques et les entreprises de construction nationales.
  • 2009 : en décembre, réduction de 4 milliards d'euros dans les dépenses sociales et publiques ainsi que dans les projets d'investissement.

  • 2010 : L'Irlande a déjà dépensé 45 milliards d'euros au sauvetage du secteur bancaire irlandais. En décembre, l'Irlande évite son effondrement en obtenant un prêt de 85 milliards d'euros du FMI et de la BCE. Le budget élaboré prévoit de retirer 6 milliards d'euros à l'économie.

  • Printemps 2011 : Elections législatives. Le Fine Gael (centre) arrive au pouvoir.
  • Mars 2012 : le nouveau gouvernement Fine Gael-Labour opère des coupes budgétaires dans les services publics. Les sacrifices imposés à la population servent presque exclusivement à régler l'ardoise du sauvetage des banques.
  • Juin 2012 : l'Irlande ratifie par referendum avec 60% des voix le traité de contrôle strict budgétaire de l'UE.
  • Chronologie politique de l'Irlande

Point actualisé sur l'économie

Population : 4,6 millions. Reprise de l'émigration à cause du chômage : 40 000 Irlandais ont quitté l'île en 2010. Depuis 2009, on estime que 5.000 Irlandais quittent tous les mois leur pays.

Chômage : 2005: 4,2 %, 2010: 13,7 %, juillet 2011: 14,5 %, 28,3 % chez les 15-24 ans. 2012 : 14,3%. 2013 : 14%. Nombre de personnes abandonnent la recherche d'un emploi et ne sont plus comptabilisées.

PIB et croissance: Après vingt ans de croissance (croissance à la chinoise de 2005 à 2007, taux de chômage de 4,2 % en 2005), l'Irlande, le "Tigre celtique", a été frappée en 2008 par la crise capitaliste. La montée en flèche de l’endettement des ménages et des banques a favorisé la constitution d’une énorme bulle immobilière qui a aggravé la crise.
2007 : +6%. 2008 : récession. 2009 : -7,1%. 2011 : +1,6 %, après 5 annnées de récession. 2012 : -1,1%.

Inflation. 2007 : +2,9%. 2012 : +1%.

Déficit public (en % du PIB) : 2006 : 2,9 %, 2007 : 0,1 %, 2008 : 7,3%, 2009 : 14,3 %, 2010 : 32 % 2013 : 7,3%.
2010 : 10,5 %. Ce déficit est dû à ce que l’État a repris à son compte les mauvaises dettes de ses banques (comme Anglo Irish Bank) afin de garantir le remboursement de leurs créanciers qui sont principalement les grandes banques européennes et, en premier lieu, les banques britanniques. 2011 : 9%. 2012 : 8,2%.

Dette publique (en % du PIB) : 2007 : 25 %, 2008 : 28 %, 2009 : 46 %. 2012 : 117%. La dette publique externe irlandaise ne représente que 4,6 % de la dette totale externe. 2013 : 120%.

Endettement massif des ménages.

IDH : 2010 : 0,907

Fiscalité. Ayant attiré par la faiblesse des impôts aux entreprises (taux effectivement payé par les nombreuses transnationales entre 3 % et 4 %) des multinationales (informatique : Dell, Intel, Microsoft, IBM, Facebook, Linked-in ; industrie pharmaceutique : Pfizer, Merckx, Abbott...), l'Irlande est très dépendante de ses exportations.
L’impôt sur les sociétés, seulement de 12,5 %, l'un des plus bas d'Europe (30 % en France), n'a pas été augmenté malgré la crise.
Hausse de la TVA de 21 % à 23 % en 2014. Nouvelles taxes sur l'eau et l'immobilier.

Plan de renflouement européen (UE et FMI) de 85 milliards d'euros (dont 22,5 fournis par le FMI) en novembre 2010. Il est insuffisant.

Plans d'austérité : depuis 2008 : coupures budgétaires très importantes dans la Santé (1,4 milliards d'euros), l'Education, les allocations sociales (baisse des allocations familiales de 10 %). Baisse du seuil d'imposition pour les particuliers. Baisse des allocations chômage et familiales. Réduction des salaires des fonctionnaires de 5 à 15 %, suppression de 24 750 postes de fonctionnaires. Baisse des retraites des fonctionnaires.
Baisse de 1 euro du salaire horaire minimum (7,65 euro/ heure), baise de 10 % des salaires des nouveaux embauchés. Les droits d’inscription en faculté augmentent de 25%, passant à 2000 euros.
Au total et en moyenne, chaque ménage devra verser à l’Etat un chèque annuel supplémentaire de 4.600 euros.

Banques : Le gouvernement a injecté 50 milliards d'euros puis nationalisé plusieurs grandes banques privées (Allied Irish Bank, Anglo Irish Bank) qui croulaient sous les dettes sans récupérer le coût du sauvetage sur les actionnaires. Anglo Irish Bank qui s'est fourvoyé dans des palcements toxiques a été nationalisée et l'Etat s'est porté garant de ses dettes. Le gouvernement continue à renflouer la banque Irish Life & Permanent group holdings (IL&P) à hauteur de 3,8 milliards d'euros (juillet 2011).

Société

L'avortement est toujours illégal en République d'Irlande. Le divorce n'est autorisé que depuis 1995.

L'Eglise catholique irlandaise a couvert et continue à couvrir certains membres du clergé qui ont violé, battu et abusé des enfants à leur charge. Le plus notoire, Brendam Smyth, a pu continuer à exercer ses crimes pendant des années sur plus de cent enfants en Irlande et aux Etats-Unis, alors que l'Église était au courant de ses agissements.
Ce scandale, qui a provoqué un séisme dans la pays, a contribué à la chute du gouvernement de coalition Fianna Fail-Labour en décembre 1994.

Forces et partis politiques

République d'Irlande

  • Gouvernement. Gouvernement de coalition Fine Gael-Labour. Premier ministre Enda Kenny (FG).
  • Fine Gael (FG). Parti de centre droit. Parti ayant de profondes racines dans l'Irlande rurale catholique (ouest). Ouvertement libéral. Premier ministre (taoiseach) Enda Kenny, depuis février 2011. Gay Mitchell. Gouvernement de coalition avec le Labour party. 76 députés, 36 % des voix.
  • Labour Party. Parti travailliste irlandais. Michael Higgins, président de la République élu le 27 octobre 2011. Au gouvernement avec le FG. 37 députés, 19 % des voix.
  • Fianna Fail (FF). "Soldats du destin". Parti républicain qui a gouverné 20 ans sur les 23 dernières années. Crée par de Eamon de Valera. Brian Cowen, ancien Premier ministre. Elections des février 2011 : Battu sévèrement car tenu responsable de la crise financière. 20 députés, 17 % des voix, troisième position. Sean Gallagher, patron richissime du BTP, ancien membre de la direction de FF, s'est présenté à l'élection présidentielle.
  • Sinn Féin (SF). Principal parti d'opposition. Ancienne branche politique de l'IRA nord-irlandaise. Prône la réunification de l'île. Parti populaire parmi l'électorat ouvrier. Présidé par Gerry Adams. Martin McGuinness. 14 députés, 9,9 % des voix.
  • Green Party. Parti des Verts. 0 députés (perte de six députés), 1,8 % des voix. Ils payent leur participation à l'ancien gouvernement.
  • United Left Alliance. Coalition pour les élections (Socialist party, Socialist Workers Party, Peoples Before Profit). Pour une alternative au Labour et au Sinn Fein. 5 députés dont Richard Boyd-Barrett, Joan Collins, Séamus Healy. Site : United Left Alliance
  • Socialist Party. Créé en 1997. Issu de la tendance Militant au sein du parti travailliste. Site : www.socialistparty.net. Affilié au Committee for a Workers’ International (CWI). Paul Murphy et Joe Higgins, députés européen depuis 2009.
  • Socialist Workers Party. Section irlandaise de la Tendance socialiste internationale.
  • Workers Party

Irlande du Nord

Gouvernement de cohabitation entre les nationalistes (catholiques) et les unionistes (protestants) depuis les accords de paix de 1998.

Organisations syndicales

32 % de travailleurs syndiqués.

  • Irish Congress of Trade Unions (ICTU). Congrès des syndicats irlandais. Principale confédération. 55 syndicats. Opère à la fois en République d’Irlande et en Irlande du Nord. Secrétaire général : David Begg.
    • SIPTU. Syndicat généraliste majoritaire. Syndicat le plus gros. Affilié au Labour Party.
    • IMPACT. Services publics. Le gouvernement a passé un accord avec les syndicats du secteur public pour ne plus baisser les salaires ni faire de suppression de postes d'ici 2014.

Organisations de lutte

  • Peoples Before Profit Alliance (Alliance le peuple avant le profit). Fondée en 2005 par des militants de diverses campagnes locales et regroupant diverses organisations, dont le Socialist Workers Party, le Community & Workers Action Group et des militants de Campaign for an independent left (Campagne pour une gauche indépendante). Parmi ses axes de campagne celui de la lutte pour un service de Santé gratuit, de qualité et universel. Site : Peoples Before Profit
  • Carte

    Carte Irlande
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    Socialist Party

    (en anglais)