Mise à jour : Mai 2012
Synthèses sur l'Europe
Population : 4,6 millions. Reprise de l'émigration à cause du chômage : 40 000 Irlandais ont quitté l'île en 2010. Depuis 2009, on estime que 5.000 Irlandais quittent tous les mois leur pays.
Chômage : 2005: 4,2 %, 2010: 13,7 %, juillet 2011: 14,5 %, 28,3 % chez les 15-24 ans. 2012 : 14,3%. 2013 : 14%. Nombre de personnes abandonnent la recherche d'un emploi et ne sont plus comptabilisées.
PIB et croissance: Après vingt ans de croissance (croissance à la chinoise de 2005 à 2007, taux de chômage de 4,2 % en 2005), l'Irlande, le "Tigre celtique", a été frappée en 2008 par la crise capitaliste. La montée en flèche de l’endettement des ménages et des banques a favorisé la constitution d’une énorme bulle immobilière qui a aggravé la crise.
2007 : +6%. 2008 : récession. 2009 : -7,1%. 2011 : +1,6 %, après 5 annnées de récession. 2012 : -1,1%.
Inflation. 2007 : +2,9%. 2012 : +1%.
Déficit public (en % du PIB) : 2006 : 2,9 %, 2007 : 0,1 %, 2008 : 7,3%, 2009 : 14,3 %, 2010 : 32 % 2013 : 7,3%. 2010 : 10,5 %. Ce déficit est dû à ce que l’État a repris à son compte les mauvaises dettes de ses banques (comme Anglo Irish Bank) afin de garantir le remboursement de leurs créanciers qui sont principalement les grandes banques européennes et, en premier lieu, les banques britanniques. 2011 : 9%. 2012 : 8,2%.
Dette publique (en % du PIB) : 2007 : 25 %, 2008 : 28 %, 2009 : 46 %. 2012 : 117%. La dette publique externe irlandaise ne représente que 4,6 % de la dette totale externe. 2013 : 120%.
Endettement massif des ménages.
IDH : 2010 : 0,907
Fiscalité. Ayant attiré par la faiblesse des impôts aux entreprises (taux effectivement payé par les nombreuses transnationales entre 3 % et 4 %) des multinationales (informatique : Dell, Intel, Microsoft, IBM, Facebook, Linked-in ; industrie pharmaceutique : Pfizer, Merckx, Abbott...), l'Irlande est très dépendante de ses exportations.
L’impôt sur les sociétés, seulement de 12,5 %, l'un des plus bas d'Europe (30 % en France), n'a pas été augmenté malgré la crise.
Hausse de la TVA de 21 % à 23 % en 2014. Nouvelles taxes sur l'eau et l'immobilier.
Plan de renflouement européen (UE et FMI) de 85 milliards d'euros (dont 22,5 fournis par le FMI) en novembre 2010. Il est insuffisant.
Plans d'austérité : depuis 2008 : coupures budgétaires très importantes dans la Santé (1,4 milliards d'euros), l'Education, les allocations sociales (baisse des allocations familiales de 10 %). Baisse du seuil d'imposition pour les particuliers. Baisse des allocations chômage et familiales. Réduction des salaires des fonctionnaires de 5 à 15 %, suppression de 24 750 postes de fonctionnaires. Baisse des retraites des fonctionnaires.
Baisse de 1 euro du salaire horaire minimum (7,65 euro/ heure), baise de 10 % des salaires des nouveaux embauchés. Les droits d’inscription en faculté augmentent de 25%, passant à 2000 euros.
Au total et en moyenne, chaque ménage devra verser à l’Etat un chèque annuel supplémentaire de 4.600 euros.
Banques : Le gouvernement a injecté 50 milliards d'euros puis nationalisé plusieurs grandes banques privées (Allied Irish Bank, Anglo Irish Bank) qui croulaient sous les dettes sans récupérer le coût du sauvetage sur les actionnaires. Anglo Irish Bank qui s'est fourvoyé dans des palcements toxiques a été nationalisée et l'Etat s'est porté garant de ses dettes. Le gouvernement continue à renflouer la banque Irish Life & Permanent group holdings (IL&P) à hauteur de 3,8 milliards d'euros (juillet 2011).
L'avortement est toujours illégal en République d'Irlande. Le divorce n'est autorisé que depuis 1995.
L'Eglise catholique irlandaise a couvert et continue à couvrir certains membres du clergé qui ont violé, battu et abusé des enfants à leur charge. Le plus notoire, Brendam Smyth, a pu continuer à exercer ses crimes pendant des années sur plus de cent enfants en Irlande et aux Etats-Unis, alors que l'Église était au courant de ses agissements.
Ce scandale, qui a provoqué un séisme dans la pays, a contribué à la chute du gouvernement de coalition Fianna Fail-Labour en décembre 1994.
Gouvernement de cohabitation entre les nationalistes (catholiques) et les unionistes (protestants) depuis les accords de paix de 1998.
32 % de travailleurs syndiqués.

Socialist Party
(en anglais)