Mise à jour : août 2012
Synthèses sur l'Europe

Population : 11,4 millions d'habitants. 4 millions d'habitants à Athènes, soit un tiers de la population grecque.
PIB et croissance. Le PIB de la Grèce représente 2 % de celui de la zone euro. Les plans d'austérité ont plongé le pays dans 6 années de récession. En cinq année le pays a perdu un cinquième de sa richesse.
2007 : +4%. 2009 : -1,9%. 2010 : -4,5%. 2011 : -6,9%. 2012 : 208 milliards d'euros -6%. 2013 : prévision de -4%.
Inflation. 2007 : +3%. 2012 : +1,2%.
Dette publique (en % du PIB) : 2007 : 107,4 % ; 2008 : 110 %, 2009 : 126 %, 2010 : 140 %. ; 2012 : 165% ; 2013 : 189% (prévision).
Les fonds de pension grecs sont les principaux détenteurs de la dette nationale.
Les banques françaises (BNP Paribas, Société Générale, Dexia, Crédit agricole) et allemandes détiennent des milliards de cette dette (fin 2010 : 14,9 milliards de dollars pour les banques françaises et 22,7 milliards de dollars pour les banques allemandes). Créances des banques françaises sur la Grèce : 8 milliards d'euros (septembre 2011).
Pour pouvoir emprunter pour une durée de dix ans, la Grèce devrait promettre au marché un taux d'intérêt d'environ 15%. Elle ne peut le faire. (novembre 2011).
Déficit public : 2008 : 9,8 %, 2009 : 15,6% du PIB (au lieu des -3,7% prévus par le gouvernement de droite), 2010 : -10,5% (-9,6 % prévus), 2011 : objectif -8 %. 2012 : 9%. L'UE demande à la Grèce de revenir à un déficit de 3% en 2014 ce qui est totalement irréaliste.
Les banques on joué un rôle dans la création de ce déficit, y compris Goldman Sachs, en construisant des montages financiers complexes qui permettaient de le dissimuler. De plus, certaines banques ont émis des bonds basés sur des paris sur le défaut de paiement de la Grèce. Ces mécanismes ont eu pour effet de rendre encore plus difficile les emprunts de la Grèce.
Les Jeux olympiques d'Athènes en 2004 ont coûté 13 milliards d'euros soit 5 % du PIB.
Le gouvernement a approuvé en octobre 2012 la construction d'un cicuit automobile F1 qui coûtera à l'Etat e 29 millions d'euros.
Chômage. 2012 : 27% (2013). Plus d'un million de chômeurs sur 11 millions d'habitants. Le chômage touche 30% des femmes et de 60% des moins de 25 ans (2013). Les chômeurs ne sont plus couverts un an après la perte de leur emploi. La durée de préavis pour les licenciements a été réduite. La durée maximale des contrats à durée déterminée est passée à 3 ans.
Retraites : Cinq baisses consécutives des retraites. La dernière est une baisse de 5% à 10% pour les retraites supérieures à 1000 euros par mois. Elle a été rejetée par le Conseil constitutionnel (novembre 2012). Allongement de 2 ans de l'âge de départ à la retraite, à 65 ans, 40 ans de cotisations demandées pour bénéficier du taux plein. L'Union européenne exige une réduction de 15% pour les retraites qui abaisserait à 392 euros la retraite minimum (février 2012).
Salaires et pouvoir d'achat. L'Union européenne exige une baisse de 22 % du salaire minimum qui passerait à 586 euros. Pour les moins de 25 ans, la baisse sera de 32 %. (février 2012). Il est prévu une renégociation des accords de branche qui devrait entraîner une baisse de la plupart des salaires. Le gouvernement précédent de Papandréou avait déjà permis que des accords d'entreprise permettent des salaires inférieurs à ceux des accords de branche (avril 2012).
Depuis le début de la crise, le pouvoir d'achat a baissé de 35% (août 2012). Le revenu moyen a baissé de 25% entre 2010 et 2011. Le salaire moyen était en 2011 d'environ 1700 euros (OCDE).
Pauvreté. 2010 : 27,7% de la population, soit 3 millions de personnes, vivent au bord de la pauvreté et de l'exclusion sociale.
Richesses. Les capitalistes grecs, notamment les armateurs — les descendants d'Onassis, les familles Niarchos ou Livaros —, placent leurs capitaux en Suisse, sous secret bancaire, pour ne pas payer d'impôts. Cela s'est accéléré avec la crise. Il y en a pour 280 milliards d'euros, soit 120% du PIB grec.
Exportations : 10,3% du PIB en 2011. Huile d'olive, coton, miel, vin, bijoux, pétrole raffiné sur place, poissons, produits agricoles, médicaments.
Agriculture. Le développement agricole est faible car des montagnes arides recouvrent 70 % du sol.
Défense : Les dépenses militaires de la Grèce s'élèvent à 4,03% de la richesse nationale, contre 2,43% pour la France (février 2012).
Fonctionnaires : En Grèce, un salarié sur cinq est fonctionnaire (668.000 fonctionnaires en 2011).
Diminution des salaires des fonctionnaires de plus de 30% (suppression d'une prime annuelle équivalent à deux mois de salaires)
La gouvernement va placer 15.000 fonctionnaires dans une «réserve de main-d'oeuvre». Ils seront payés à 60% de leur salaire (février 2012).
Suppressions d'emplois public (-82.000 en 2010 et -50.000 jusqu'en octobre 2011, -150.000 d'ici 2015). Une embauche pour 10 départs à la retraite (juin 2011).
Durée de travail des fonctionnaires augmentée d'une heure.
Les fonctionnaires ne sont plus à l'abri des licenciements.
Santé. Depuis 2009, en réponse aux injonctions de la troïka, les dépenses publiques dans le domaine de la santé ont subi une diminution de 32%. Entre 200è et 2009, coupes de 40 % du montant du budget des hôpitaux publics. De nombreux Grecs se retournent vers les ONG pour accéder aux soins. (2012).
Privatisations : Il est prévu des privatisations massives de services publics pour un montant de 50 milliards d'euros d'ici 2015. La Grèce doit vendre, durant la première moitié de 2012 quatre entreprises d'État (gaz, eau, jeux, pétrole). Ces privatisations faites dans l'urgence permettent à des capitalistes de mettre la main sur des entreprises publiques à bas prix. Mais la "troïka"(Commission européenne, FMI et banque centrale européenne) prévoient d'aller encore plus loin dans les privatisations et ont déjà repéré qu'il y aurait un montant de 285 milliards d'euros d'actifs privatisables (juillet 2011).
Privatisation des ports dont celui du Pirée, racheté en partie par des capitaliste chinois (juin 2012).
Projet de privatisation des chemins de fer, des centrales électriques et d'une partie de la côte de l'Attique, au sud d'Athènes jusqu'au cap Sounion.
Fiscalité : Augmentation moyenne de la TVA de 20%, augmentation de 33% des taxes sur l'alcool. Augmentation de la taxe sur l'essence.
La flotte marchande grecque est la première du monde et le groupe des grands armateurs grecs dispose de revenus considérables. Il ne verse pas un euro d'impôts au gouvernement grâce aux paradis fiscaux.
10% des sociétés inspectées en 2008 ne payaient de contributions sociales et un quart des travailleurs n'étaient pas déclarés.
L'église orthodoxe est richissime. La nouvelle taxe sur la propriété foncière l'exonère alors qu'elle est pourtant le premier propriétaire foncier du pays et ne paye pas d'impôts. 10.000 popes et évêques sont payés par l'État.
Pour un revenu annuel de 20.000 euros l'impôt augmente de 740 euros. Pour un revenu annuel de 200.000 euros, il augmente de 820 euros ! (octobre 2011).
Environnement. Des coupes de bois sauvages déciment les forêts dans le nord du pays. En échange d'argent, le gouvernement tolère la construction de maisons dans des zones non constructibles (2013).

OKDE Spartakos section grecque de la Quatrième Internationale
(grec, avec des textes en anglais, allemand, espagnol, français)
ANTARSYA Antikapitalistiki Aristeri Synergasia gia tin Anatropi
Front de la gauche anticapitaliste grecque
(grec)
Comité grec contre la dette
(fait partie du réseau européen du CADTM)
(grec)
