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Amérique latine L’Amérique latine et la crise mondiale. Claudio Katz * (Inprecor 556-557 janvier 2010)
La roue de l’histoire tourne au Venezuela, en Équateur et en Bolivie Évolution en 2008-2009. I. Cinq éléments du contexte général. Éric Toussaint (Inprecor 553-554 septembre-octobre 2009)
LA ROUE DE L’HISTOIRE TOURNE AU VENEZUELA, EN ÉQUATEUR ET EN BOLIVIE V. Maintien d’un modèle de développement basé sur les industries extractives et perte de temps précieux dans l’intégration. Eric Toussaint (Inprecor 553-554 septembre-octobre 2009)
LA ROUE DE L’HISTOIRE TOURNE AU VENEZUELA, EN ÉQUATEUR ET EN BOLIVIE VI. Pour une intégration régionale en rupture partielle avec le marché mondial capitaliste. Eric Toussaint (Inprecor 553-554 septembre-octobre 2009)
Crise économique en Amérique latine Pour une intégration continentale et une déconnexion partielle du marché mondial capitaliste. Éric Toussaint (Inprecor 541-542 septembre-octobre 2008)
Crise économique Réponses du Sud à la crise économique mondiale. Document (Inprecor 541-542 septembre-octobre 2008)
Notes de lecture Actualité du socialisme du XXIe siècle. Didier Epsztajn (Inprecor 539-540 juin-août 2008)
Amérique latine Alternatives en construction ?. Didier Epsztajn (Inprecor 536-537 mars-avril 2008)
Notes de lecture Le socialisme, sur les traces du Che et avec le recul. Jan Malewski (Inprecor 532-533 novembre-décembre 2007)
François Sabado
Les Etats-Unis adoptent une nouvelle approche en Amérique latine pour mieux maintenir leur domination.
Cet article est paru dans Tout est à nous! N°5 (journal du NPA).
Pour la presse mondiale, le sommet des Amériques marque « l’émergence de la doctrine Obama ». Incontestablement, il y a un changement par rapport à la « méthode Bush ». Obama propose une « nouvelle ère » de relations avec l’Amérique latine. Il reconnaît que la politique menée par les Etats-Unis à l’égard de Cuba, « n’avait pas marché ». Au-delà des mots, il y a, en effet, une nouvelle politique de l’impérialisme nord-américain en Amérique latine. D’abord, la puissance nord-américaine a intégré les nouveaux rapports de forces à l’échelle internationale et l’affaiblissement de sa position dans le monde. Ensuite, dans la conjoncture actuelle, les relations avec l’Amérique latine ne constituent pas une priorité. Ils se concentrent sur l’Irak, l’Afghanistan et, au-delà, les relations avec la Chine. Enfin, il y a les nouveaux rapports de forces dans le continent latino américain lui-même : l’émergence du Brésil comme nouvelle puissance mondiale et la pression continue des mouvements sociaux.
Cette nouvelle configuration conduit à une nouvelle approche. Loin de construire des partenariats « d’égal à égal », il s’agit de mettre en œuvre de nouvelles formes de dépendances à la puissance nord-américaine.
La pression militaire et politique est toujours là, avec le « plan Colombie » et les opérations de la droite en Bolivie et au Venezuela, qui n’a pas abandonné une stratégie de confrontation avec Evo Morales et Chavez. La levée de l’embargo contre Cuba n’est pas pour demain. C’est ce qui a conduit les présidents de l’Alba (Venezuela, Bolivie, Dominique, Honduras et Nicaragua) et de l’Equateur à refuser de signer la déclaration finale du sommet.
Obama et son administration ont décidé de reprendre l’initiative sur le plan de la domination économique par la multiplication des traités économiques bilatéraux, d’exercer une nouvelle pression pour le contrôle des ressource naturelles, en particulier le pétrole, d’instaurer de nouveaux rapports politiques pour marquer des points dans la concurrence avec les capitalistes européens. Pour réaliser ces objectifs, la coopération avec le Brésil est décisive. De même, l’objectif d’Obama, en levant toutes les restrictions sur les voyages et, surtout, en permettant les transferts d’argent des cubano-américains vers leurs familles, tout en maintenant l’embargo, est d’augmenter la pression économique sur l’île. Aussi, pour contrer cette pression, la levée de l’embargo contre Cuba et la défense de Cuba contre l’impérialisme US reste une des exigences de toutes les forces progressistes.
La nouvelle politique d’Obama reste subordonnée aux intérêts de l’impérialisme US d’imposer de nouvelles formes de dépendances économiques. Les faits effaceront rapidement les effets d’annonce, d’autant que l’Amérique du Sud est aussi confrontée à la crise et que les politiques des classes dominantes ne sont pas prêtes à résoudre les problèmes vitaux de millions de latino-américains. ■