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Informations et analyses publiées sous la responsabilité du Bureau exécutif de la IVe Internationale.

Turquie

Mise à jour : novembre 2012

Évènements politiques récents

  • 1924 : Des principes laïques sont instaurés par Atatürk.
  • 1974. Les troupes turques occupent la partie septentrionale de Chypre. La Turquie refuse de reconnaître le gouvernement de sa partie méridionale.
  • 1983 : Avortement. Le droit à l’avortement jusqu’à dix semaines de grossesse est arraché.
  • 1997 : Le 28 février, coup d'Etat militaire, dit de "velours".
  • 2002 : arrivée au pouvoir de l'AKP, parti islamo-conservateur..
  • Juin 2011 : Élections. Élections de nouveau largement remportées par l'AKP. La candidature de plusieurs dirigeants Kurdes a été invalidée.
  • Décembre 2011 : Kurdes. Le 28, les forces aériennes de l’armée turque tuent 34 citoyens kurdes de Turquie dans le village de Uludere, à la frontière avec le Nord de l’Irak. La plupart d’entre eux sont des adolescents. 79 journalistes kurdes sont arrêtés.
  • 17 juin 2012 : Avortement. Le gouvernement AKP veut restreindre le droit à l'avortement considéré par le Premier ministre comme un "meurtre" en ramenant de dix à quatre semaines le délai légal. Ce nouveau délai correspond à une interdiction de fait. Il veut aussi interdire les césariennes au cours de l'accouchement. Manifestation à Ankara contre ce projet.
  • Novembre 2012 : 10.000 prisonniers kurdes en grève de la faim pour le droit d'utiliser leur langue, leurs conditions de détention, la libération d'Abdullah Ocalan.
  • 2013 : en février, vaste opération policière contre des syndicaistes.
  • 2014 : première élection présidentielle au suffrage universel.
  • Chronologie politique de la Turquie
carte de la Turquie

© Inprecor/jr

Point actualisé sur l'économie

Population : 79 millions d'habitants dont 16 à 20 millions de Kurdes (20%). 3 millions de Kurdes vivent à Istambul. Communauté arménienne de 60.000 personnes (environ deux millions avant le génocide).

Chômage : Élevé avec 12%

Croissance de 9% par an tirée par les exportations (textile, automobile, agro-alimentaire…) dont la moitié sont destinées au marché européen.
Emergence de nouvelles régions industrielles, notamment en Anatolie avec l’apparition de nombreuses PME et d’une bourgeoisie industrielle provinciale qui est la base la plus fidèle de l’AKP.

Répartition des revenus de la croissance extrêmement inégale.

Automobile : Renault est implanté en Turquie depuis 42 ans et emploie 6 200 salariés dans son usine de Bursa (nord-ouest). Un véhicule sur six vendu en Turquie sort des chaînes d'assemblage de Renault.

Énergie. construction du barrage Illisu sur la Tigre qui menace d'assécher la région des marais en Irak (mai 2012).

Projet de canal géant entre la mer Noire et la mer de Marmara.

Point actualisé politique

Kurdes : Les Kurdes ne sont pas légalement reconnus et ne disposent d'aucune forme d'autonomie. Au nom de la lutte antiterroriste, toute la société kurde est criminalisée. Arrestation de l'éditeur Ragip Zarakou et de milliers d'autres d'autres défenseurs des droits des Kurdes. Par exemple, une femme illettrée a été condamnée à sept ans de prison pour avoir brandi une banderole favorable au PKK (novembe 2011).

Depuis l'arrivée au pouvoir de l'AKP en 2002 à aujourd'hui (février 2012), le nombre de prisonniers politiques est passé de 60.000 à 130.000.

Forces et partis politiques

  • Armée. La hiérarchie militaire, qui a réalisé trois coups d'Etat depuis 1960 et a renversé un gouvernement en 1997, est en conflit ouvert avec la direction de l'AKP et son pouvoir civil.
  • Présidence. Abdullah Güll.
  • Gouvernement. Premier ministre : Recep Tayyip Erdogan (AKP).
  • Parti de la Justice et du Développment (AKP). Parti de Erdogan. Parti conservateur islamiste au pouvoir qui cherche à combiner l'héritage musulman et une modernité bourgeoise autoritaire. Au pouvoir depuis 2002. De plus en plus autoritaire et antidémocratique. L'AKP se pose en rupture avec l'ancienne élite de l'establishment laïque kémaliste. L'AKP a scissionné du mouvement fondamentaliste musulman. Il dispose d'une importante base populaire dans les campagnes et les petites villes, même s'il défend un programme bourgeois.
    Élections de juin 2011 : 50 % (+3,3%).
  • Parti républicain du peuple (CHP). Principal parti d'opposition parlementaire, kémaliste. Élections de juin 2011 : 25,9 % (+5,1 %).
  • MHP. Opposition ultra-nationaliste. Elections de juin 2011 : 13% (-1,3 %).
  • Confrérie de Fethullah Gülen. Puissante confrérie islamique conservatrice qui infiltre la police. En alliance et rivalité avec l'AKP.

  • Demokratik Toplum Partisi DTP. Parti de la Société Démocratique. Principal parti kurde. Interdit en 2010.
  • Bloc pour le Travail, la Liberté et la Démocratie. Constitué autour du BDP.
  • Barış ve Demokrasi Partisi (BDP). Parti de la Paix et de la Démocratie. Nouveau parti kurde qui est la vitrine politique du PKK. Parti légal qui a 35 députés. A obtenu la majorité aux élections municipales dans la région kurde. Dirigé par Selahettin Demirtas.
  • Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Mouvement clandestin et armé. Seule opposition de masse structurée. Organisation politico-militaire "marxiste-léniniste" fondée en 1978 par Abdullah Öcalan. Öcalan est en prison depuis 1999 sans droit de visite sur l'île d'Imrali, en mer de Maramara.
    Le PKK mène depuis 1984 une lutte armée contre l'Etat turc pour obtenir une autonomie politique ainsi que des droits culturels et linguistiques pour le Kurdistan de Turquie.
    De nombreuses arrestations de militants kurdes (5 députés, 10 maires, journalistes) ont eu lieu depuis 2009. Le PKK poursuit les actions de guérilla contre des postes militaires en Turquie, le long de la frontière avec l'Irak. Le gros de ses troupes est retranché côté irakien. Il contrôlerait une zone de 400 km2 en Turquie (septembre 2012). Très fortes représailles de l'armée.
  • Union des communautés kurdes (KCK). Branche civile et clandestine du PKK. Nébuleuse semi-clandestine qui constitue une administration parallèle. Subit des vagues d'arrestations dans tout le pays.
  • ÖDP. Parti de la gauche radicale. Interdit de se présenter aux élections pour des prétextes administratifs.

  • Sosyalist Demokrasi İçin Yeniyol. Section turque de la Quatrième internationale.

Organisations syndicales

  • Confédération syndicale des travailleurs du secteur public (KESK).
  • Travailleurs du secteur de la santé et des services (SES). Fait partie du KESK.
  • Tüm Bel-Sen. syndicat des travailleurs municipaux.
  • Memur-Sem. Syndicat de fonctionnaires proche de l'AKP. Fait une campagne contre l'interdiction de porter le voile dans la fonction publique.

Sites recommandés sur la Turquie

Sosyalist Demokrasi için YENIYOL
(turc) Cours nouveau, organe de la section turque de la IVe Internationale