Bosnie-Herzégovine
Mise à jour : juillet 2012
Événements
- 1990 : Alija Izetbegovic est nommé président de la Bosnie-Herzégovine dans le cadre du partage des mandats entre partis nationalistes ayant promis de régner ensemble. Premières élections libres. Au Parlement, le parti d'Action démocratique (SDA) du leader musulman Alija Izetbegović obtient 86 députés, le parti démocratique serbe (SDS) de Radovan Karadžić, 70, l'Union démocratique croate de Bosnie-Herzégovine (HDZ) de Stjepan Kljujić, 45, et les partis « citoyens » (non ethniques), 37.
- 1991 : Eclatement de la fédération yougoslave, en juin. Rencontre de Milosevic et de Tudjman (président de la Croatie). Discussions sur le partage ethnique de la Bosnie-Herzégovine. En novembre, deux « régions autonomes » croates, celle d'Herceg-Bosna et celle de Posavina, sont constituées. En octobre, le Parlement bosniaque adopte une déclaration de souveraineté. Le 26 octobre, le SDS constitue un « parlement de la nation serbe en Bosnie-Herzégovine ».
- 1992 : La Communauté économique européenne reconnaît la Slovénie et la Croatie et demande à la Bosnie-Herzégovine d’organiser un référendum d’autodétermination. Ce référendum est boycotté par les Serbes (64 % de votants ; 99 % de « oui », soit l'électorat musulman et croate). Manifestation pacifiste devant le parlement bosniaque. Débuts d’affrontements. Le 3 mars, proclamation de l'indépendance par le Parlement. L'armée populaire yougoslave (JNA) se retire officiellement de la Bosnie-Herzégovine mais laisse le gros des infrastructures et des armes aux milices bosno-serbes. Milosevic chauffe à blanc les Serbes contre les Bosniaques. Les Serbes de Bosnie entament le siège de Sarajevo. Le 7 mars, ils proclament une « République serbe de Bosnie », dirigée, depuis Pale, par R. Karadžić. Les musulmans se réfugient dans les enclaves de Srebrenica et Sarajevo sous "protection" de l'Onu. l'armée et les milices serbes se livrent à l'encontre des populations non serbes à de nombreuses exactions (viols collectifs, exécutions sommaires, camps de détention, déplacements forcés). En juillet, le camp croate favorable au partage de la Bosnie proclame une « province autonome d'Herceg-Bosna ». Cela provoque des affrontements entre croates et musulmans. La guerre a duré trois ans et a fait 95.000 victimes. Le siège de Sarajevo de 40 mois fait plus de 10.000 victimes civiles (des tireurs serbes embusqués éliminent les civils).
- Juillet 1995 : Srebrenica, assiégée depuis 3 ans tombe aux mains des milices bosno-serbes du général Ratko Mladic (commandant de l'armée serbe-bosniaque) qui chassent les femmes et les enfants de la localité et massacrent comme ils en ont reçu la consigne, en six jours, plus de 6.000 hommes musulmans sans armes (y compris des enfants). Génocide facilité par la criminelle inertie de l'ONU (les casques bleus hollandais fuient, les Français et Britanniques négocient). La population est abandonnée aux Serbes. L'Onu laisse les Serbes séparer les hommes et les femmes et les y aide même. Ceux qui fuient vers Tuzla sont traqués.
- 1995 : en décembre, les accords de Dayton sanctionnent la partition de la Bosnie-Herzégovine en deux entités territoriales distinctes : la Fédération de Bosnie-Herzégovine (croato-musulmane) et la République serbe (Republika Srpska, RS). Les accords, négociés avec les États-Unis (Clinton), consacrent une logique de partage ethnique de la fédération yougoslave et mettent de fait l’État bosniaque sous tutelle de l'Otan.
- 3 octobre 2010 : élections législatives.
- Chronologie de la Bosnie

© Inprecor/JR
Point actualisé sur l'économie
Population : 3,8 millions d'habitants. Trois principales communautés : Serbes, Croates et Musulmans (40%). Minorités de Juifs et de Roms.
Deux millions de personnes, soit le moitié de la population, ont été déplacées par la guerre.
Depuis les accords de de Dayton de 1995, la Bosnie est partagée en deux entités : la Fédération croato-musulmane (BHF) et, d'autre part, la République serbe de Bosnie (RS, 49% du territoire et peuplé à 90% de Serbes). Chaque entité a son propre président, gouvernement, parlement et police mais il y a aussi une présidence collective et un parlement uni à Sarajevo.
Chômage: entre 40% et 60% de la population active.
Forces et partis politiques
La Constitution stipule que les postes à la présidence ainsi qu'au Parlement doivent être également partagés entre Musulmans, Croates et Serbes.
- Présidence. La présidence tourne tous les 8 mois entre un Serbe, un Bosniaque et un Croate.
- Défense. les dirigeants de Bosnie cherchent à rejoindre l'Otan.
- SNSD. Parti serbe. Milorad Dodik.
- Union démocrate croate (HDZ). Principal parti de la communauté croate.
- HDZ-BiH. Parti nationaliste croate.
- HDZ-1990. Parti nationaliste croate.
- Parti social-démocrate (SDP). Zlatko Lagumdzija.
- SDA. Bakir Izetbegović.
- Alliance pour un avenir meilleur (SBB). Fahrudin Radončić (magnat de la presse)