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Notes de lectures
N° 532-533 novembre-décembre 2007 *
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FEMMES - RÉGION ARABE Déclaration sur la solidarité avec les femmes dans le processus révolutionnaire dans la région arabe. (Inprecor 581-582 mars 2012)
État espagnol La révolution sera féministe ou ne sera pas !. (Inprecor 573-574 mai-juin 2011)
Les femmes dans la mondialisation Le neutre n’existe pas. Didier Epsztajn (Inprecor 555 novembre 2009)
Tchador Disparition des femmes. Didier Epsztajn (Inprecor 545-546 janvier-février 2009)
16e congrès mondial de la Quatrième internationale Les femmes et LA crise de LA civilisation. (Inprecor congres16 2009)
Femmes 1968 Premières voix du mouvement. Jacqueline Heinen (Inprecor 538 mai 2008)
Notes de lecture Le personnel est politique. Didier Epsztajn (Inprecor 532-533 novembre-décembre 2007)
Modèles et normes associées au féminin et au masculin Catherine Vidal, Féminin Masculin, Mythes et idéologie. Didier Epsztajn (Inprecor 530-531 août-octobre 2007)
Cahiers de Critique communiste Rapports sociaux de sexe, rapports de classes et rapports Nord-Sud. Didier Epsztajn (Inprecor 526-527 avril-mai 2007)
Didier Epsztajn
Madeleine Colin, Traces d’une vie dans la mouvance du siècle, Syllepse, Paris 2007, 15 euros
Membre du bureau confédéral de la CGT, directrice d’Antoinette (magazine de la CGT en direction des femmes), Madeleine Colin fut de tous les combats du dernier demi-siècle.
Son autobiographie nous donne à lire une part peu connue du combat féministe, celui qui s’inscrit au cœur d’un syndicalisme dominé par les hommes et longtemps sous la tutelle du PCF. L’auteure nous livre, avec une belle plume, les prises de conscience, les questionnements, les remises en cause dans ses combats, dans les combats partagés avec d’autres hommes et femmes.
Elle s’attarde, à juste titre sur le sabotage de l’expérience exceptionnelle que fut Antoinette sur l’hôtel du sectarisme, de la bureaucratie et du déni de l’expression des femmes dans la subversion des rapports de domination. Il faut lire et méditer ce que furent les difficultés d’être et de militer, même au sein de luttes syndicales et politiques, dans un monde machiste, bureaucratique et de surcroît longtemps dominé par le stalinisme.
A la fin de l’ouvrage, Madeleine Colin évoque aussi l’intime, ses rencontres amoureuses et amitiés partagées. Elle livre les difficultés, les doutes, d’une femme plongée, mais non noyée, dans son siècle et les pesanteurs de la vie.
Cette part du combat d’émancipation féministe, au sein de la CGT, se doit d’être connue par l’ensemble du mouvement féministe et plus largement des mouvements d’émancipation.