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N° 575-576 octobre-novembre 2011
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Dirigeant du Parti révolutionnaire des travailleurs (POR-Combate), section bolivienne de la IVe Internationale, connu en tant que « Toto » et « Andrès », Remberto Arias Bernal avait rejoint la IVe Internationale en 1972, alors qu’il était en exil dans le port chilien d’Arica. Après le coup d’État du général Pinochet, il a combattu dans la résistance à Santiago, dans les quartiers de Macul, Nueva La Habana et La Hermida, aux côtés de militants chiliens et boliviens, avant de se réfugier dans la Casa de Pedro Hurtado puis d’obtenir l’exil en Suisse. En Suisse, il a vécu à Neuchâtel et à Bâle, où il a trouvé un travail dans l’industrie horlogère, en militant au sein de la section suisse.

Au début 1977, après que la grève de la faim de cinq femmes de mineurs ait forcé le dictateur Hugo Banzer à annoncer des élections, Remberto revint clandestinement en Bolivie pour rejoindre la résistance. Il a accompli des tâches au sein de la Centrale ouvrière bolivienne (COB) et dans les secteurs populaires à Achacachi, dans les quartiers populaires de La Paz et dans les mines Huanuni et Siglo XX.
Au cours du coup d’État de García Meza, en juillet 1980, Remberto a pris la tête de la résistance dans les régions de Ville Victoria et Munaypata. Il a milité clandestinement jusqu’à la défaite de cette dictature.
A partir de 1983, Remberto a fait parti du comité central de POR-Combate et s’est fait remarquer en tant qu’animateur des combats des quartiers populaires, membre des directions départementales de la COB, délégué au congrès de la COB, président de la junte des habitants du quartier de San Sebastian et finalement vice-président d’une des branches de la FEJUVE (Fédération des juntes des habitants des quartiers de La Paz).
Il a représenté la section bolivienne au Congrès mondial de la IVe Internationale en 2001 et en 2010 et était membre du Comité international.
Respecté par tous pour son dévouement à la cause prolétarienne, Remberto Arias Bernal est mort brusquement le 18 septembre 2011. ■