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Informations et analyses publiées sous la responsabilité du Bureau exécutif de la IVe Internationale.
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N° 560-561 avril-mai 2010

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Une d'Inprecor

Sur ce sujet : Seizième Congrès

16e Congrès mondial de la IVe Internationale Rapport sur la situation mondiale. Voir note à la fin du texte (Inprecor 560-561 avril-mai 2010)

16e congrès de la IVe Internationale Mobilisation pour le climat et stratégie anticapitaliste. Daniel Tanuro * (Inprecor 560-561 avril-mai 2010)

16e congrès de la IVe Internationale Anticapitalisme et justice climatique. Esther Vivas * (Inprecor 560-561 avril-mai 2010)

Résolution du 16e Congrès Mondial Le basculement climatique capitaliste et nos tâches. (Inprecor 560-561 avril-mai 2010)

MOTION COCHABAMBA Faire de la réunion de Cochabamba une nouvelle étape du combat pour une réponse anticapitaliste au changement climatique. 16e congrès mondial de la IVe Internationale (Inprecor 560-561 avril-mai 2010)

16e Congrès mondial Entre vent et marée... . Penelope Duggan * (Inprecor 560-561 avril-mai 2010)

Haïti Déclaration de solidarité . IVe internationale (Inprecor 560-561 avril-mai 2010)

IRAN Solidarité internationale avec les peuples d’Iran. IVe Internationale (Inprecor 560-561 avril-mai 2010)

MEXIQUE Contre la militarisation et pour le défense des droits humains . 16e Congrès mondial de la IVe Internationale (Inprecor 560-561 avril-mai 2010)

MEXIQUE Pour la libération des prisonniers politiques de Campeche. IVe Internationale (Inprecor 560-561 avril-mai 2010)

Sur ce sujet : Sri Lanka

Sri Lanka Retour sur l’histoire d’une oppression : Les Tamouls du Sri Lanka. Danielle Sabai * (Inprecor 573-574 mai-juin 2011)

SRI LANKA Sur la situation au Sri Lanka. IVe Internationale (Inprecor 560-561 avril-mai 2010)

Sri Lanka Introduction. (Inprecor 549-550 mai-juin 2009)

Sri Lanka Pas d'avenir sans solution politique. Danielle Sabai (Inprecor 549-550 mai-juin 2009)

Sri Lanka Motion . (Inprecor 547-548 mars-avril 2009)

Sri Lanka Appel en défense du peuple tamoul. (Inprecor 536-537 mars-avril 2008)

IVe Internationale Résolution concernant le Sri Lanka . (Inprecor 526-527 avril-mai 2007)

Sri Lanka Un an après le Tsunami. Niel Wijethilake (Inprecor 513-514 janvier-février 2006)

Sri Lanka/ Union européenne Non à la discrimination des réfugiés tamouls en Europe !. Niel Wijethilaka, pour le Front de la nouvelle gauche (New Left Front) (Inprecor 510 octobre 2005)

SRI LANKA

Sur la situation au Sri Lanka

IVe Internationale

Déclaration * du 16e congrès de la IVe Internationale

La lutte nationale du peuple tamoul a subi une défaite totale en mai 2009, écrasée par le gouvernement sri-lankais. Produit de la « guerre contre la terreur », c’est la plus profonde défaite infligée à une lutte de libération nationale depuis des années. Ce n’est pas seulement une défaite du peuple tamoul, c’est une défaite de la gauche et du progrès au Sri Lanka.

Paris, samedi 25 avril 2009. 10 000 manifestants pour dénoncer les massacres de civils Tamouls au Sri Lanka. Photothèque Rouge/Sébastien Ville

Paris, samedi 25 avril 2009. 10 000 manifestants pour dénoncer les massacres de civils Tamouls au Sri Lanka. Photothèque Rouge/Sébastien Ville

Au cours des deux derniers mois de guerre, les forces armées ont eu recours à des attaques implacables et aveugles d’artillerie et à des bombardements aériens, tuant près de 40 000 civils, dont de nombreuses femmes et enfants.

Réélu en janvier à la tête de l’État, Mahinda Rajapaksa n’a aucunement l’intention de résoudre la question nationale tamoule, pour laquelle les Tamouls ont lutté durant des décennies.

A l’issue de la guerre, environ 300 000 civils qui ont fuit la zone de guerre ont été parqués dans des camps d’internement entourés de barbelés. Ces personnes déplacées à l’intérieur (IDP), comme on les a appelées, ont été autorisées depuis décembre 2009 à retourner dans leurs lieux d’origine, mais le gouvernement Rajapaksa ne leur a pas fourni les moyens leur permettant de s’y rétablir. Ils attendent encore l’aide financière, alimentaire, sanitaire et médicale. À ce jour plus de 100 000 restent dans les camps.

Le gouvernement Rajapaksa recourt à la répression brutale pour étouffer les opposants et les médias. 12 000 prisonniers politiques croupissent derrière les barreaux, certains depuis des années, sans procès, et la majorité d’entre eux sont Tamouls. Pas moins de vingt journalistes ont été tués au cours des trois dernières années. Beaucoup ont fui le pays craignant pour leur vie.

Le gouvernement devrait sérieusement s’occuper du règlement politique de la question nationale tamoule. En premier lieu cela exige un partage du pouvoir.

Nous exigeons également :

la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques ;

que le gouvernement sri-lankais cesse toutes les atteintes à la liberté des médias ;

que le gouvernement sri-lankais garantisse à toutes les personnes déplacées les conditions de retour et de vie dans leurs lieux d’origine.

Nous saluons l’attitude courageuse de nos camarades du Nava Sama Samaja Party face à la répression de l’État cingalais et nous regrettons que certains dans la gauche internationale n’aient pas été capables de mieux soutenir cette lutte. ■

Notes

* Déclaration adoptée à l’unanimité.

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