Mise à jour : juillet 2012
Synthèses sur l'Europe

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Population : 82 millions d'habitants, 41 millions d'actifs. Démographie faible : d'ici 2021, le nombre d'écoliers allemands va diminuer de 30%. L'Allemagne est divisée en 16 États-régions. Répartition équilibrée de la population. Hambourg et Munich sont les deux villes les plus importantes d'Allemagne sur le plan économique, avec chacune deux millions d'habitants. Derrière ces deux métropoles, il y a une dizaine de villes dont la population oscille entre 700.000 et un million d'habitants.
IDH : 2010 : 0,903.
PIB et croissance : Quatrième puissance économique mondiale (décembre 2011). 2007 : 2,5%. 2009 : -4,7%, profonde récession. 2010 : 3,6 %. 2011 : 3 %. 2012 : 0,9%. Prévision 2013 : 1,6%. Croissance cumulée de 8,6 % entre 2006 et 2011. Repose en grande partie sur l'exportation.
Inflation. 2007 : +2,3%. 2012 : +2,2%.
Dette publique (en % du PIB) : 2007 : 65% ; 2008 : 38,8 % ; 2009 : 43,8 % ; 2010 : 83 % (plus qu'en France) ; 2012 : 81%.
Déficit public (en % du PIB) : 2007 : +0,2% ; 2008 : -0,1% ; 2009 : -3,2 % ; 2010 : -4,3% soit 2036 milliards d'euros ; 2011 : moins de 1% ; 2012 : -1%.
Exportations. L'économie est tirée essentiellement par les exportations (automobiles, machines outils, produits chimiques). Relativement à sa population, l'Allemagne est la premier pays exportateur du monde.
Entreprises : 70% des effectifs du privé travaillent dans des entreprises de 1 à 500 salariés. Ces PME sont largement tournées vers l'exportation. Ce tissu industriel de PME s'appelle le Mittelstand.
Le patronat allemand a délocalisé la production des pièces (automobile, par exemple) dans des pays de l'ancienne Europe de l'Est, profitant d'une main d'œuvre qualifiée à moindre coût. L'Allemagne conserve l'assemblage final et le marketing.
Quand l'entreprise est en surcapacité de production, le système de Kuzarbeit (chômage partiel) est mis en oeuvre. Il consiste à réduire les horaires et les salaires pour une période qui ne peut dépasser 6 mois. Durant ce laps de temps,le Pôle emploi prend en charge de 60% à 67% du manque à gagner pour le salarié.
Énergie : Un ménage allemand consomme 25% à 30% d'énergie de moins qu'un ménage français. Dépendance au gaz russe.
Nucléaire : Voir ici.
Énergies renouvelables : La part des énergies renouvelables est de 18 % à 35 %. Elle devrait être de 35% en 2020 et 80% en 2050. 350.000 personnes sont employées dans les énergies renouvelables. Construction d'éoliennes dans le nord et d'un réseau à haute tension (4.500 km, 25 milliards d'euros) pour transporter l'électricité dans le sud.
Agriculture. 1% du PIB. Les exportations agro-alimentaires de l'Allemagne dépassent celles de la France (2012).
Armement : l'Allemagne est le troisième exportateur mondial d'armements (sous-marins, chars, bateaux), derrière les Etats-Unis et la Russie. Ces fabrications concernent 80 000 emplois (décembre 2011).
Salaires : recul du salaire réel moyen de 4,5 % entre 2000 et 2009. Augmentation de 1,9 % entre 2010 et 2011. Les 40% inférieurs des salariés ont vu leur pouvoir d'achat diminuer.
Il n'y a pas de salaire minimum en Allemagne. Le DGB réclame un salaire minimum à 8,50 euros de l'heure.
1,3 million de salariés travaillent à seulement 5 euros l'heure. 22%, presque 7 millions, des employés touchent 8,50 euros l'heure.
Travailleurs pauvres : 7,4 millions de salariés occupent un "mini job" très peu payé 5450 euros par mois au plus). Ces emplois concernent pour les deux tiers des cas des femmes (août 2011). Ces "mini jobs" ont été favorisés par la deuxième loi Hartz qui exonèrent de charges salariales pour les emplois de moins de 400 euros mensuels.
Pauvreté et richesse : Les riches ne cessent de s'enrichir et les différences se creusent.
10% des foyers les plus riches regroupent plus de la moitié du patrimoine net total (2012).
15,1 % d'Allemands vivent en-dessous du seuil de pauvreté (2012) soit avec moins de 848 euros net par mois pour une personne seule. 6 millions de salariés gagnent moins que 8 euros de l'heure (2012). L'espérance de vie des personnes à bas revenus a baissé. Les pauvres le restent à vie.
Chômage (en % de la population active) : 2003 : 9%, 4 millions de chômeurs. 2005 : 11%. 2011 : 6,5 % de la population active (3 millions de chômeurs), 3,5% en Bavière mais 13,5 % à Berlin. 2007 : 8,6%. 2011 : 5,8%. 2012 : 5,5%. 2013 : 7,1%
La proportion de jeunes à la recherche d'un emploi est la même que la moyenne nationale.
Lois Hartz : La première loi Hartz de 2010 a obligé les chômeurs a accepter un emploi moins rémunéré que leur allocation chômage. La troisième loi Hartz a rendu plus difficile l'accès à l'allocation chômage (il faut avoir travaillé un an au cours des deux dernières années). La durée de l'allocation est réduite à un an (contre deux à trois ans auparavant). Les chômeurs de longue durée sont appelés des "Hatyz IV", du nom de la quatrième loi. La quatrième loi Hartz a fusionné l'aide aux chômeurs de longue durée (plus de 12 mois) avec l'aide sociale.
L’Allemagne est le seul grand pays développé où l’emploi se soit maintenu depuis 2008, notamment grâce au chômage partiel.
Retraites : l'âge de la retraite a été poussé à 67 ans progressivement à partir de 2012.
Santé. Système composé d'une ou deux assurances maladie à but non lucratif, auxquelles cotisent toutes les personnes jusqu'à un certain niveau de revenus. Le montant des cotisations dépend du montant des revenus. Le système est autonome, l'étendue de la couverture est définie par la loi. L'assurance effectue directement le paiement des médecins et des hôpitaux selon un barème de prix fixes tarifés à l'acte. Généralement tous les diagnostics et traitements « nécessaires » sont payés.
A l'exception des hôpitaux, les institutions sont des entreprises privées.
Un forfait trimestriel de 10 euros lors des consultations médicales est à la charge du patient.
En Allemagne, les fonctionnaires — les enseignants par exemple — n'ont pas le droit de grève.
Die Linke
(allemand)
Revolutionär Sozialistischer Bund
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ISL internationale sozialistische linke
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