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Notes de lectures

N° 558-559 février-mars 2010 *

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Sur ce sujet : Economie

EUROPE Que faire de la dette et de l’euro ?. (Inprecor dernieres mai 2013)

Crise du capitalisme Économie politique du « système-euro ». Michel Husson (Inprecor 585-586 août-septembre 2012)

Crise du capitalisme Un jeu mondial… d’échecs. Claudio Katz * (Inprecor 579-580 janvier 2012)

ECONOMIE Aux racines de la crise économique mondiale. François Chesnais * (Inprecor 579-580 janvier 2012)

CRISE FINANCIÈRE La prochaine crise bancaire. Hugo Radice * (Inprecor 579-580 janvier 2012)

Banques Krach de Dexia : un effet domino en route dans l’UE ?. Éric Toussaint * (Inprecor 577-578 octobre-novembre 2011)

Crise financière Euro : en sortir ou pas ?. Michel Husson * (Inprecor 575-576 juillet-septembre 2011)

Crise du capitalisme Les peuples européens face à la finance. Cédric Durand * (Inprecor 569-570 janvier-février 2011)

Crise du capitalisme La dette dans les pays les plus industrialisés et quelques pistes alternatives. Éric Toussaint * (Inprecor 569-570 janvier-février 2011)

Économie Crise fiscale ou de distribution ?. Özlem Onaran * (Inprecor 562-563 juin-juillet 2010)

NOTES DE LECTURE

Contre la réduction du monde à la misérable mesure marchande

Didier Epsztajn

Cédric Durand, Le capitalisme est-il indépassable ?, Textuel, Paris 2010, 142 pages, 9,90 euros

Cédric Durand résume les évolutions du capitalisme « système socio-économique historique » en une quarantaine de pages. C’est une introduction érudite et très lisible, qui commence avec l’affranchissement du carcan féodal. Cette lecture au fil de l’histoire ne permet cependant pas d’analyser les mécanismes objectifs du fonctionnement du système (fétichisme de la marchandise, valeur d’usage et valeur, travail abstrait, despotisme d’entreprise, etc.). La logique du capital ne pouvant être exposée, à mes yeux, par ses évolutions dans le temps.

Malgré les précautions de l’auteur sur le « phénomène contingent, spécifique et localisé », le récit engendre une naturalisation de certaines caractéristiques du capitalisme.

Dans la seconde partie « Crise et domination au cœur de la dynamique du capital », Cédric Durand analyse, entre autres, l’instabilité des processus d’accumulation et la respiration longue du capitalisme, avant d’aborder la grande crise contemporaine. Il présente succinctement, mais sans schématisme, les réflexions et approfondissements de nombreux auteurs.

Au-delà des explications, je reste dubitatif sur la pertinence de la notion de production immatérielle ou d’économie de la connaissance.

Quoiqu’il en soit, en intégrant de multiples dimensions, dont la crise écologique, l’auteur souligne la probabilité d’un scénario futur autour d’une longue stagnation. À cette fin de partie temporaire, Cédric Durand oppose « créer et gagner une issue émancipatrice », en déclinant quelques options bien argumentées tant sur la nécessaire analyse des échecs passés que sur la réduction du temps de travail, l’autogestion, la planification écologique décentralisée ou sur l’extension des biens communs.

Avec juste raison, l’auteur conclut « La bataille des idées et l’élargissement des expérimentations pour crédibiliser ces options sont donc des enjeux cruciaux. Il n’empêche, une douloureuse confrontation avec les intérêts dominants est inévitable ». ■

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